13 janvier 2008

Les opéras de Télérama - La Flûte enchantée

Saluons l'initiative de Télérama, qui va proposer du 9 janvier au 27 février des opéras en DVD !

La flûte enchantée (Die Zauberflöte), dernier opéra (1791) de Mozart, ouvre le bal. Sir Colin Davis est à la direction, et la Reine de la Nuit est interprétée par la charismatique Diana Damrau.

20 novembre 2007

Klassische Musik hören

Il y a bientot quatre ans de cela, j'ai vecu au beau milieu de la Ruhr, a Bochum. J'y suis a nouveau, pour dix jours. Et devinez quoi ? j'en ai profite pour assister a un concert dans la magnifique salle Alfried Krupp de la ville d'Essen (situee a environ 15 km de Bochum).



Viktoria Mullova (violon) et La Chambre Philharmonique (dirigee par Emmanuel Krivine) interpretaient le concerto en re majeur pour violon et orchestre op. 61 de Beethoven ainsi que la symphonie no 9 en ut majeur D 944 ("La Grande") de Schubert. Ce concert eut lieu le 19 novembre 2007, exactement 179 ans apres la mort de Schubert.



J'ai trouve le concerto pour violon tres beau, bien qu'un peu lent a mon gout. Certains accords syncopes etaient peut-etre un peu trop appuyes. Quant a La Grande, j'ai trouve son deuxieme mouvement tout simplement magnifique ! Le theme joue par le hautbois, apres une introduction un peu lugubre des contrebasses, n'est pas sans evoquer les lieds du compositeur. Autre difference avec Beethoven, l'alternance plus frequente et plus marquee de moments sereins et de passages pleins de tensions (pouvant deboucher sur un silence inattendu). Une piece dramatique aux multiples rebondissements semble se jouer devant nous.

08 novembre 2007

Aquavit, fjords, et drakkars - suite et fin


J'avais évoqué, il y a longtemps déjà, la musique scandinave à travers Grieg. Je clos aujourd'hui ce chapitre en citant deux autres compositeurs majeurs : Jean Sibelius et Carl Nielsen, respectivement Finlandais et Danois.

Sibelius s'est particulièrement inspiré de sujets tirés de la mythologie finnoise du Kalevala ou évoquant les paysages de la Finlande (notamment en réaction à l'occupation russe, qui prit fin en 1917).

Avant d'écouter deux extraits de leurs oeuvres phares, je ne résiste pas au plaisir de citer de nouveau ce passage de Smoking d'Alain Resnais :
LIONEL HEPPLEWICK. Vous aimez Sibelius ?
CELIA TEASDALE. Ah ! beaucoup, énormément, oui ... oui ... oui.
LIONEL HEPPLEWICK. Jean Sibelius (1865-1957). Son concerto pour violon, vous connaissez ?
CELIA TEASDALE. Oui, c'est une merveille.
LIONEL HEPPLEWICK. Le cygne de Tuonela, vous connaissez ?
CELIA TEASDALE. C'est magnifique ! oui, magnifique !
LIONEL HEPPLEWICK. Vous connaissez Nielsen ? Carl Nielsen (1865-1931).
CELIA TEASDALE. Non ... non.
LIONEL HEPPLEWICK. Un danois, y a des similitudes. Vous devriez écouter ça, Nielsen. J'crois que ça vous plairait, Carl Nielsen.
Le temps est donc enfin venu d'écouter sur ce blog un extrait de ce fameux Concerto pour violon en ré mineur, à l'occasion duquel Sibelius aurait déclaré
J'ai rêvé que j'étais violoniste virtuose.




Quant à Nielsen, voici en extrait la fin du dernier mouvement de sa quatrième symphonie (L'Inextinguible). Le jeux entre les deux groupes de timbales, de chaque côté de la scène, n'est pas sans évoquer les combats de la Première Guerre mondiale :


04 novembre 2007

Playlist de Scherzi Musicali

Il est désormais possible d'écouter une playlist (liste de lecture) de certains extraits commentés sur ce blog ! Le fonctionnement est suffisamment simple pour ne pas avoir à en dire plus. Si vous trouvez que la position du widget laisse à désirer, faîtes moi part de vos suggestions.

25 octobre 2007

Imagerie musicale


Dans un article récent de la revue Nature Reviews Neuroscience, des chercheurs canadiens commentent les dernières avancées en neurosciences cognitives quant au fonctionnement des systèmes auditif et moteur et aux mécanismes de leur interaction dans le cadre de l'écoute ou de l'interprétation de musique. Comparée au discours humain ou aux vocalisations animales, une spécificité de la musique réside en sa structure rythmique, qui confère à l'auditeur et à l'interprète une capacité de prédiction.

Le lien entre systèmes auditif et moteur peut se comprendre intuitivement en constatant que taper du pied est tout à fait naturel lorsque l'on écoute de la musique, mais ne l'est pas lorsque l'on regarde une balle qui rebondit, par exemple. On distingue deux types d'interactions : feedforward (le système auditif influence la sortie moteur de manière prédictive), et feedback (ajustements moteurs au cours d'une perception auditive). Des études par imagerie cérébrale ont montré qu'il existait un recouvrement important entre des régions du cerveau activées lorsque des musiciens écoutent un air qu'ils connaissent sans le jouer et lorsqu'ils l'interprètent sans retour auditif. Toutefois, si cet air est interprété sur un autre instrument que le leur, les excitations moteur sont diminuées lors de l'écoute . De plus, le simple fait d'observer un pianiste jouer provoque chez les pianistes l'activation des régions auditives !

Les musiciens possèdent d'autre part des différences anatomiques liées à leur formation musicale. Ces changements se localisent à la fois dans des régions auditives (plus grand volume cortex auditif) et moteurs (plus grande concentration de matière grise dans les cortex moteur). Par exemple, les violonistes ont une représentation corticale des doigts de la main gauche plus large. D'autre part, plus la formation musicale a été précoce, plus cette représentation est large. Toutefois, l'éventualité d'une préexistence de telles différences anatomiques conditionnant leur qualité d'instrumentiste reste inexplorée.

En conclusion, il faut souligner que bien que certains mécanismes aient été mis à jour, leur origine demeure pour la pluspart inconnue.