tag:blogger.com,1999:blog-247892452008-04-02T01:14:29.144+02:00Scherzi musicaliRodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comBlogger121125tag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-85728197096981028832008-01-13T15:12:00.000+01:002008-01-15T14:37:28.664+01:00Les opéras de Télérama - La Flûte enchantéeSaluons l'initiative de Télérama, qui va proposer du 9 janvier au 27 février des opéras en DVD !<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/R4og67z6etI/AAAAAAAAAJ8/KmX8m9LzGuU/s1600-h/foto3.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/R4og67z6etI/AAAAAAAAAJ8/KmX8m9LzGuU/s320/foto3.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154968920338889426" /></a><br /><span style="font-style:italic;">La flûte enchantée</span> (<span style="font-style:italic;">Die Zauberflöte</span>), dernier opéra (1791) de <span style="font-weight:bold;">Mozart</span>, ouvre le bal. Sir Colin Davis est à la direction, et la Reine de la Nuit est interprétée par la charismatique <a href="http://www.diana-damrau.com/2007/en/vita.html">Diana Damrau</a>.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-18191092422080145222007-11-20T09:45:00.000+01:002007-11-20T09:49:34.237+01:00Klassische Musik hörenIl y a bientot quatre ans de cela, j'ai vecu au beau milieu de la Ruhr, a Bochum. J'y suis a nouveau, pour dix jours. Et devinez quoi ? j'en ai profite pour assister a un concert dans la magnifique salle Alfried Krupp de la ville d'Essen (situee a environ 15 km de Bochum).<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RypU5VrLB5I/AAAAAAAAAIo/1QaSTTCk_qY/s1600-h/RR51-4_gross.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RypU5VrLB5I/AAAAAAAAAIo/1QaSTTCk_qY/s320/RR51-4_gross.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128004469762230162" /></a><br /><br />Viktoria Mullova (violon) et La Chambre Philharmonique (dirigee par Emmanuel Krivine) interpretaient le <span style="font-style:italic;">concerto en re majeur pour violon et orchestre op. 61</span> de <span style="font-weight:bold;">Beethoven </span>ainsi que la <span style="font-style:italic;">symphonie no 9 en ut majeur D 944</span> ("<span style="font-style:italic;">La Grande</span>") de <span style="font-weight:bold;">Schubert</span>. Ce concert eut lieu le 19 novembre 2007, exactement 179 ans apres la mort de Schubert.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/R0Akg98DXhI/AAAAAAAAAIw/DL9xNSCVkyU/s1600-h/mullova.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/R0Akg98DXhI/AAAAAAAAAIw/DL9xNSCVkyU/s320/mullova.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5134143724003221010" /></a><br /><br />J'ai trouve le concerto pour violon tres beau, bien qu'un peu lent a mon gout. Certains accords syncopes etaient peut-etre un peu trop appuyes. Quant a <span style="font-style:italic;">La Grande</span>, j'ai trouve son deuxieme mouvement tout simplement magnifique ! Le theme joue par le hautbois, apres une introduction un peu lugubre des contrebasses, n'est pas sans evoquer les lieds du compositeur. Autre difference avec Beethoven, l'alternance plus frequente et plus marquee de moments sereins et de passages pleins de tensions (pouvant deboucher sur un silence inattendu). Une piece dramatique aux multiples rebondissements semble se jouer devant nous.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-50514948056007825612007-11-08T20:45:00.000+01:002007-11-08T20:49:41.361+01:00Aquavit, fjords, et drakkars - suite et fin<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RgAh4fZpUkI/AAAAAAAAADA/4jjXihTi4Ds/s1600-h/fr_incoming_home.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RgAh4fZpUkI/AAAAAAAAADA/4jjXihTi4Ds/s320/fr_incoming_home.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044068837040411202" /></a><br />J'avais évoqué, il y a longtemps déjà, la musique scandinave à travers Grieg. Je clos aujourd'hui ce chapitre en citant deux autres compositeurs majeurs : <span style="font-weight:bold;">Jean Sibelius </span>et <span style="font-weight:bold;">Carl Nielsen</span>, respectivement Finlandais et Danois.<br /><br />Sibelius s'est particulièrement inspiré de sujets tirés de la mythologie finnoise du <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Kalevala">Kalevala</a> ou évoquant les paysages de la Finlande (notamment en réaction à l'occupation russe, qui prit fin en 1917).<br /><br />Avant d'écouter deux extraits de leurs oeuvres phares, je ne résiste pas au plaisir de citer de nouveau ce passage de <span style="font-style:italic;">Smoking </span>d'Alain Resnais :<blockquote>LIONEL HEPPLEWICK. Vous aimez Sibelius ?<br />CELIA TEASDALE. Ah ! beaucoup, énormément, oui ... oui ... oui.<br />LIONEL HEPPLEWICK. Jean Sibelius (1865-1957). Son concerto pour violon, vous connaissez ?<br />CELIA TEASDALE. Oui, c'est une merveille.<br />LIONEL HEPPLEWICK. Le cygne de Tuonela, vous connaissez ?<br />CELIA TEASDALE. C'est magnifique ! oui, magnifique !<br />LIONEL HEPPLEWICK. Vous connaissez Nielsen ? Carl Nielsen (1865-1931).<br />CELIA TEASDALE. Non ... non.<br />LIONEL HEPPLEWICK. Un danois, y a des similitudes. Vous devriez écouter ça, Nielsen. J'crois que ça vous plairait, Carl Nielsen.</blockquote>Le temps est donc enfin venu d'écouter sur ce blog un extrait de ce fameux <span style="font-style:italic;">Concerto pour violon en ré mineur</span>, à l'occasion duquel Sibelius aurait déclaré<blockquote>J'ai rêvé que j'étais violoniste virtuose.</blockquote><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/SIBELIUS_concerto.mp3" type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200"><br /><param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/SIBELIUS_concerto.mp3"><br /></object><br /><br />Quant à Nielsen, voici en extrait la fin du dernier mouvement de sa quatrième symphonie (<span style="font-style:italic;">L'Inextinguible</span>). Le jeux entre les deux groupes de timbales, de chaque côté de la scène, n'est pas sans évoquer les combats de la Première Guerre mondiale :<br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/NIELSEN_symph4.mp3" type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200"><br /><param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/NIELSEN_symph4.mp3"><br /></object>Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-73181929257045627922007-11-04T19:07:00.000+01:002007-11-04T19:15:16.084+01:00Playlist de Scherzi MusicaliIl est désormais possible d'écouter une <span style="font-style:italic;">playlist </span>(liste de lecture) de certains extraits commentés sur ce blog ! Le fonctionnement est suffisamment simple pour ne pas avoir à en dire plus. Si vous trouvez que la position du widget laisse à désirer, faîtes moi part de vos suggestions.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-11330885197477866262007-10-25T15:25:00.000+02:002007-10-25T15:31:40.609+02:00Imagerie musicale<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RyCCG1rLB4I/AAAAAAAAAIg/-0Cos7npZZU/s1600-h/h077b.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RyCCG1rLB4I/AAAAAAAAAIg/-0Cos7npZZU/s320/h077b.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5125239429946607490" /></a><br />Dans un <a href="http://www.nature.com/nrn/journal/v8/n7/full/nrn2152.html">article récent de la revue <span style="font-style:italic;">Nature Reviews Neuroscience</span></a>, des chercheurs canadiens commentent les dernières avancées en neurosciences cognitives quant au fonctionnement des systèmes auditif et moteur et aux mécanismes de leur interaction dans le cadre de l'écoute ou de l'interprétation de musique. Comparée au discours humain ou aux vocalisations animales, une spécificité de la musique réside en sa structure rythmique, qui confère à l'auditeur et à l'interprète une capacité de prédiction.<br /><br />Le lien entre systèmes auditif et moteur peut se comprendre intuitivement en constatant que taper du pied est tout à fait naturel lorsque l'on écoute de la musique, mais ne l'est pas lorsque l'on regarde une balle qui rebondit, par exemple. On distingue deux types d'interactions : <span style="font-style:italic;">feedforward</span> (le système auditif influence la sortie moteur de manière prédictive), et <span style="font-style:italic;">feedback</span> (ajustements moteurs au cours d'une perception auditive). Des études par imagerie cérébrale ont montré qu'il existait un recouvrement important entre des régions du cerveau activées lorsque des musiciens écoutent un air qu'ils connaissent sans le jouer et lorsqu'ils l'interprètent sans retour auditif. Toutefois, si cet air est interprété sur un autre instrument que le leur, les excitations moteur sont diminuées lors de l'écoute . De plus, le simple fait d'observer un pianiste jouer provoque chez les pianistes l'activation des régions auditives !<br /><br />Les musiciens possèdent d'autre part des différences anatomiques liées à leur formation musicale. Ces changements se localisent à la fois dans des régions auditives (plus grand volume cortex auditif) et moteurs (plus grande concentration de matière grise dans les cortex moteur). Par exemple, les violonistes ont une représentation corticale des doigts de la main gauche plus large. D'autre part, plus la formation musicale a été précoce, plus cette représentation est large. Toutefois, l'éventualité d'une préexistence de telles différences anatomiques conditionnant leur qualité d'instrumentiste reste inexplorée.<br /><br />En conclusion, il faut souligner que bien que certains mécanismes aient été mis à jour, leur origine demeure pour la pluspart inconnue.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-54182157452236950092007-10-21T18:00:00.000+02:002007-10-21T18:21:23.660+02:00Récital aux Archives nationalesAprès deux longs mois de silence, je reprends la chronique de mes découvertes musicales, la présentation des grands courants de la musique dite classique, de ses compositeurs, interprètes, et instruments.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RxtpZ5CV2SI/AAAAAAAAAHw/R0u1l70OmQo/s1600-h/soubis50.gif"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RxtpZ5CV2SI/AAAAAAAAAHw/R0u1l70OmQo/s320/soubis50.gif" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123804894592358690" /></a><br />Ce samedi, à l'occasion de <a href="http://www.lire-en-fete.culture.fr/">Lire en Fête</a>, je me suis rendu aux <a href="http://www.archivesnationales.culture.gouv.fr/chan/">Centre historique des Archives nationales</a>, rue des Francs-Bourgeois à Paris. Des reconstitutions historiques, des expositions, des conférences (celle à laquelle j'ai pu assister traitait de la Sorbonne) étaient au programme. Un récital de piano eut également lieu dans l'hôtel de Soubise* (plus précisémment dans le salon ovale de la princesse). En effet, chaque samedi, l'association <a href="http://www.jeunes-talents.org/">Jeunes Talents</a>, qui aide à l'insertion professionnelle de jeunes interprètes, est accueillie aux Archives (habituellement dans la chambre du prince) pour un concert à prix modique.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RxttpJCV2VI/AAAAAAAAAIE/wo0Hym59fx0/s1600-h/salonovale.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RxttpJCV2VI/AAAAAAAAAIE/wo0Hym59fx0/s320/salonovale.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123809554631874898" /></a>Hier se produisait donc <a href="http://www.varduhi-yeritsyan.com/">Varduhi Yeritsyan</a>, jeune pianiste arménienne, déjà lauréate de nombreux prix internationaux. Son adorable sourire invitait à l'écoute des quatre compositions suivantes :<blockquote>- sonate no 7 (op. 10 no 3) en ré majeur de Beethoven<br />- rhapsodie espagnole de Liszt<br />- Jeux d'eau de Ravel<br />- 2e sonate op. 14 en ré mineur de Prokofiev</blockquote><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rxtt3ZCV2XI/AAAAAAAAAIU/Tb6IoSC4Rys/s1600-h/pianopublic1.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rxtt3ZCV2XI/AAAAAAAAAIU/Tb6IoSC4Rys/s320/pianopublic1.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5123809799445010802" /></a><br />Le début du concert fut quelque peu perturbé par la trompette des grognards de Napoléon, qui défilaient dans la cour de Soubise, et par l'entrechoquement des lames des mousquetaires de Louis XIII, qui se battaient en duel derrière les hautes fenêtres du salon. Je fus saisi par la rhapsodie espagnole de Liszt, où, emporté par des notes impétueuses jusqu'au paroxysme de la passion, je succombai ensuite avec attendrissement à une sorte de chansonnette espagnole. Après des applaudissements mérités, Varduhi nous interpréta pour finir la fameuse <span style="font-style:italic;">Danse du sabre</span> du compositeur arménien Khatchatourian.<br /><br />Voici un extrait de la sonate de Prokofiev, disponible dans une version plus longue sur le site internet de Varduhi Yeritsyan :<br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/prokofiev-sonate2-mvt1.mp3" type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200"><br /><param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/prokofiev-sonate2-mvt1.mp3"><br /></object><br /><br />* Marc-Antoine Charpentier s'y installa en 1660 en tant que compositeur au service de la duchesse de Guise, cousine de Louis XIV. En 1762, le compositeur François-Joseph Gossec y créa le <span style="font-style:italic;">Concert des Amateurs</span>, qui comptait pas moins de 70 musiciens. Joseph de Boulogne, violoniste virtuose, professeur de musique de la reine (et franc-maçon comme son contemporain Mozart) prit sa succession.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-2862250605203798772007-08-19T18:29:00.000+02:002007-08-19T18:33:43.128+02:00Edinburgh International Festival - 2<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rshwe-a8Q6I/AAAAAAAAAHo/iyJgC17uYPs/s1600-h/thomas_ades.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rshwe-a8Q6I/AAAAAAAAAHo/iyJgC17uYPs/s320/thomas_ades.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100450255451472802" /></a>Le lendemain, au Usher Hall, j'ai pu assister à un concert du Chamber Orchestra of Europe dirigé par Thomas Adès, avec Toby Spence en ténor invité. Le programme était exclusivement constitué de compositeurs français :<blockquote>Rameau <span style="font-style:italic;">Les Indes galantes: Overture</span><br />Thomas Adès <span style="font-style:italic;">Three Studies after Couperin</span><br />Berlioz <span style="font-style:italic;">Les nuits d’été</span><br />Ravel <span style="font-style:italic;">Le tombeau de Couperin</span><br />Bizet <span style="font-style:italic;">Symphony in C</span></blockquote>J'ai été particulièrement touché par la composition de Berlioz intitulée <span style="font-style:italic;">Sur les lagunes</span>. Comme chacune de ces <span style="font-style:italic;">Nuits d'été</span>, le livret est tiré d'un poème de Théophile Gautier. Toby Spence chantait notamment les deux vers qui suivent avec une intensité dramatique saisissante :<blockquote>Que mon sort est amer!<br />Ah ! sans amour s’en aller sur la mer!</blockquote> Ces chants désespérés m'ont rappelé le <span style="font-style:italic;">Voyage d'Hiver</span> de Schubert. La soirée s'est achevée loin de ces tourments romantiques, sur une symphonie légère et divertissante de Bizet.<br /><br />Sur ce, je vous laisse et vous donne rendez-vous dans un mois à mon retour du Vietnam ...Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-36836159981519764632007-08-18T17:46:00.000+02:002007-08-18T18:26:29.019+02:00Edinburgh International Festival - 1<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RscVGea8Q5I/AAAAAAAAAHg/ZiIiAgqDXZI/s1600-h/Jordi_Savall.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RscVGea8Q5I/AAAAAAAAAHg/ZiIiAgqDXZI/s400/Jordi_Savall.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5100068304009839506" /></a>J'interromps votre feuilleton de l'été (au point mort depuis un mois) pour dire quelques mots du <a href="http://www.eif.co.uk/">festival international</a> qui se tient du 10 août au 2 septembre à Edimbourg, en Ecosse. Depuis soixante ans, ce festival de musique classique se déroule parallèlement à d'autres événements tels que <a href="http://www.edfringe.com/">The Fringe</a> ou the Military Tatoo. Cette année, Jordi Savall tient une place particulière dans ce festival international. Il dirige en effet l'<span style="font-style:italic;">Orfeo</span> de Monteverdi, opéra qui donna naissance au genre. Spécialiste incontesté de la viole de gambe, il donnait aussi un récital au Queen's Hall le lundi 13 août en fin de matinée.<br /><br />L'ensemble était organisé en six parties (<span style="font-style:italic;">Preludium, Les Pleurs, Les Voix Humaines, Musicall Humors, Lessons for the Lyra Viol, the Bagpipes Tuning</span>) classées dans un ordre antéchronologique (du XVIIIe siècle en passant par l'époque de Louis XIV jusqu'à celle de Shakespeare). Les compositeurs français (du XVIIe siècle) étaient à l'honneur avec Sainte-Colombe (à l'origine de cette grande tradition française), De Machy et bien sûr Marin Marais (élève de Sainte-Colombe). Ce dernier est l'auteur de cinq livres écrits pour la basse de viole, instrument comportant une septième corde, accordée une tierce mineure sous la corde la plus grave du violoncelle (dont la viole de gambe est l'ancêtre). L'interprète dispose d'un archet mais peut aussi utiliser les doigts de sa main droite à la manière d'un luth.<br /><br />La deuxième partie du récital était constituée de pièces écrites par des compositeurs anglais (Tobias Hume, Thomas Ford, John Playford). Contrairement aux airs nostalgiques et gracieux écrits par les français, les pièces anglaises étaient plus guerrières. Ma préférence est allée sans l'ombre d'un doute vers les compositions françaises. J'ai notamment été séduit par une pièce de Marin Marais, <span style="font-style:italic;">Muzettes</span>, dans laquelle j'ai étrangement cru déceler quelques sonorités tziganes.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-46035831072610265462007-07-18T21:14:00.000+02:002007-07-18T21:31:33.679+02:00Votre feuilleton de l'été : Rhapsodie en sourdine<span style="font-weight: bold;">Episode VIII</span><br /><br /><span style="font-style: italic;">L'enfant était adossé au mur. A quelques mètres devant lui se tenait un soldat, pointant son fusil dans sa direction. Pensant une dernière fois à sa mère défunte, il ferma les yeux puis entendit la détonation. Etait-il maintenant au Paradis ? Il ne ressentait aucune douleur. Soudain on l'empoigna par le bras. En ouvrant les yeux, il découvrit le fantassin qui l'avait tenu en joue.<br /><< Pas question de faire ce sale boulot ! Viens, petit, ne traînons pas là. Le train qui me ramène chez moi part de la gare Montparnasse dans moins d'une heure. >></span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rp5BMsPjPMI/AAAAAAAAAGw/c4WliifFyRs/s1600-h/mtp1900.jpg"><img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rp5BMsPjPMI/AAAAAAAAAGw/c4WliifFyRs/s320/mtp1900.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088576315265858754" border="0" /></a><br />Gabriel s'était assoupi en voyant défiler le paysage derrière la vitre. Après dix heures de voyage, le train arrivait enfin à Paris. Gustave lisait un journal, Gontrand décrivait avec enthousiasme les charmes de la capitale à Eugène, qui feignait d'écouter sans quitter du regard la séduisante médium. Tous avaient décidé de l'accompagner à Paris afin de résoudre l'énigme du piano ; leur seule piste était cette histoire de meurtre à Montmartre, dont les faits, mêlant instrument de musique et folie, rappelaient étrangement les événements dont ils avaient été témoins au château.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rp5ngsPjPPI/AAAAAAAAAHI/uK_dnHjE0AM/s1600-h/scala_la_en_1904_par_jules_alexandre_grun.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rp5ngsPjPPI/AAAAAAAAAHI/uK_dnHjE0AM/s320/scala_la_en_1904_par_jules_alexandre_grun.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5088618440305097970" /></a><br />Gontrand avait réservé trois chambres dans un hôtel de Montmartre, afin d'être rapidement sur les lieux du crime, ce qui faciliterait leur enquête.<br /><< Mais avant une bonne nuit de sommeil, allons nous changer les idées au music-hall ! Mayol, le beau Mayol, est de retour à Paris après une tournée triomphante en Tunisie et se produit ce soir à La Scala*. >><br />Personne ne se fit prier tant l'envie d'entendre le célèbre Mayol était grande. La salle était pleine à craquer. Les gens criaient << Mayol ! Mayol ! >> Même Eugène reprenait le refrain bien connu, en adressant secrètement ses paroles à la jeune femme assise près de lui. Celle-ci lui souriait, semblant lire ses pensées.<br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/mayol_viens_poupoule_extrait.mp3" type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200"><br /><param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/mayol_viens_poupoule_extrait.mp3"><br /></object><br /><br /><span style="font-size:85%;">* A ne pas confondre avec la célèbre salle d'opéra milanaise, la Scala était une salle de music-hall située boulevard de Strasbourg à Paris.</span><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Nos héros goûtent peut-être leurs derniers moments de détente. Leur enquête dans les rues de la capitale est désormais sur le point de commencer. Qu'y découvriront-ils ? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de RHAPSODIE EN SOURDINE !</span><br /><br /><!--Creative Commons License--><a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img alt="Creative Commons License" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.fr.png" border="0" /></a><br />Ce/tte création est mis/e à disposition sous un <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">contrat Creative Commons</a>.<!--/Creative Commons License--><!-- <rdf:rdf xmlns="http://web.resource.org/cc/" dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"><br /> <work about=""><br /> <license resource="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><br /> <dc:title>Rhapsodie en sourdine</dc:title><br /> <dc:date>2006</dc:date><br /> <dc:description>Feuilleton publié en HTML et contenant des illustrations sonores.</dc:description><br /> <dc:creator><agent><dc:title>Rodolphe POLLET</dc:title></agent></dc:creator><br /> <dc:rights><agent><dc:title>Rodolphe POLLET</dc:title></agent></dc:rights><br /> <dc:source resource="http://rodclassique.blogspot.com/"><br /> </work><br /> <license about="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><permits resource="http://web.resource.org/cc/Reproduction"><permits resource="http://web.resource.org/cc/Distribution"><requires resource="http://web.resource.org/cc/Notice"><requires resource="http://web.resource.org/cc/Attribution"><prohibits resource="http://web.resource.org/cc/CommercialUse"></license></rdf:RDF> -->Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-53688373943463992742007-07-08T23:25:00.000+02:002007-07-08T23:31:33.513+02:00Votre feuilleton de l'été : Rhapsodie en sourdine<span style="font-weight: bold;">Episode VII</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RpE7l9fFmSI/AAAAAAAAAGk/PgJsmNwiqMs/s1600-h/figaro.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RpE7l9fFmSI/AAAAAAAAAGk/PgJsmNwiqMs/s320/figaro.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5084910977624152354" /></a><br /><span style="font-style: italic;">Agenouillé contre le cadavre de sa mère, l'enfant vit d'abord le pantalon rouge, puis, levant la tête, la capote bleu sombre, et enfin le képi rouge du fantassin qui venait d'interrompre le jeu sadique des bourgeois. Mais le soldat souhaitait simplement examiner le corps sans vie, et il trouva rapidement l'objet de sa fouille : un pot à lait en fer blanc. Cette femme était donc bien une << pétroleuse >>*, qui, si elle avait encore été vivante, aurait mérité la mort. Seul son jeune fils avait réchappé à l'assaut de la troupe ; lui aussi était coupable et devait être fusillé. L'enfant chercha à se débattre mais renonça bien vite, épuisé par les événements de la nuit. Le fantassin le déposa contre un mur et le mit en joue.</span><br /><br />Gabriel sursauta dans son lit en laissant échapper un cri. Tout cela n'était heureusement qu'un horrible cauchemar. Il se trouvait dans l'une des nombreuses chambres du château du Cloître, ayant accepté l'hospitalité de Gontrand Le Gac de Lansalut, le maître des lieux. La pendule indiquait dix heures, et les autres devaient déjà être levés. Le jeune homme s'habilla promptement et descendit les marches d'un vaste escalier en marbre. Dans la salle de réception, le petit groupe des participants de la veille semblaient échanger des propos assez vifs. Quand ils aperçurent sa présence, un grand silence se fit. Gustave avança avec le journal du matin en pointant du doigt l'entrefilet qui était l'objet de la dispute.<br /><blockquote><span style="font-weight:bold;">Meurtre étrange à Montmartre</span><br />L'affaire du violoniste fou de la rue Lepic n'est toujours pas éclaircie, au bout d'une semaine d'enquête. Après la confusion créée par des témoignages contradictoires, les faits sont désormais bien connus. A l'angle de la rue Lepic et de la rue des Abbesses, un vagabond inconnu des services de police jouait du violon en échange de quelques pièces. Il attira soudainement l'attention des badauds en gesticulant bizarrement et en interprétant brusquement une musique inhabituelle et inquiétante.<br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/PAGANINI_24.mp3" type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200"><br /><param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/PAGANINI_24.mp3"><br /></object><br />Le mendiant se jeta alors dans la foule dans un accès de folie. Comme des passants cherchèrent à le maintenir afin de le calmer, il arracha des cordes de son violon et étrangla un jeune père de quatre enfants. Profitant de la stupeur des témoins, il parvint malheureusement à s'échapper. Les enquêteurs sont toujours à sa recherche et son signalement sera bientôt diffusé dans les rues de Paris.</blockquote><br />A la lecture de cet article, Gabriel comprit la teneur des débats. Certains invités, dont Gustave, pensaient que ce fait nouveau n'était que pure coïncidence, alors que d'autres, notamment la médium et leur hôte, ne pouvaient s'empêcher de voir des similitudes entre le mal qui rongeait Gabriel et la crise de folie dont avait été victime le vagabond. D'autres que lui étaient-ils possédés ? En viendrait-il aussi à commettre de telles horreurs ?<br /><br />* <span style="font-size:85%;">Pétroleuse : femme du peuple qui, pendant la Commune (1871), aurait utilisé du pétrole pour allumer des incendies. En réalité, son existence était une invention du Figaro, qui réclamait que femmes et enfants devaient être << [fusillés] sans procès avec la vermine des communeux >>. </span><br /><br /><span style="font-weight: bold;">Le criminel de la rue Lepic est-il victime de la même malédiction que Gabriel Le Braz ? Qelle est l'identité de cet assassin qui court toujours ? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de RHAPSODIE EN SOURDINE !</span><br /><br /><!--Creative Commons License--><a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img alt="Creative Commons License" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.fr.png" border="0" /></a><br />Ce/tte création est mis/e à disposition sous un <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">contrat Creative Commons</a>.<!--/Creative Commons License--><!-- <rdf:rdf xmlns="http://web.resource.org/cc/" dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"><br /> <work about=""><br /> <license resource="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><br /> <dc:title>Rhapsodie en sourdine</dc:title><br /> <dc:date>2006</dc:date><br /> <dc:description>Feuilleton publié en HTML et contenant des illustrations sonores.</dc:description><br /> <dc:creator><agent><dc:title>Rodolphe POLLET</dc:title></agent></dc:creator><br /> <dc:rights><agent><dc:title>Rodolphe POLLET</dc:title></agent></dc:rights><br /> <dc:source resource="http://rodclassique.blogspot.com/"><br /> </work><br /> <license about="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><permits resource="http://web.resource.org/cc/Reproduction"><permits resource="http://web.resource.org/cc/Distribution"><requires resource="http://web.resource.org/cc/Notice"><requires resource="http://web.resource.org/cc/Attribution"><prohibits resource="http://web.resource.org/cc/CommercialUse"></license></rdf:RDF> -->Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-57060050884356220152007-07-02T21:17:00.000+02:002007-07-03T09:07:11.204+02:00Votre feuilleton de l'été : Rhapsodie en sourdine<span style="font-weight:bold;">Episode VI</span><br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RolsS9fFmRI/AAAAAAAAAGc/OZthPECHZkA/s1600-h/hotvilcom1871.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RolsS9fFmRI/AAAAAAAAAGc/OZthPECHZkA/s400/hotvilcom1871.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082712727462713618" /></a><br /><span style="font-style:italic;">Paris était dévasté. Des débris de toute sorte jonchaient les avenues désertes. Un trou béant défigurait l'Hôtel de Ville. A deux pas, au milieu des pavés, un cercle de bourgeois se livrait à des plaisanteries graveleuses en souillant le cadavre d'une femme à l'aide d'une baïonnette. Un enfant sanglotait à leurs pieds en implorant leur pitié. Désespéré, il ferma les yeux, et, quand il les rouvrit, les bourreaux avaient disparu. Paris s'était métamorphosé en un petit village, et le parvis de l'Hôtel de Ville se résumait maintenant à une modeste place des fêtes. L'enfant découvrait la scène avec clarté, car il se tenait sur une estrade. Des rires tonitruants éclatèrent autour de lui, masquant presque les notes dissonantes d'un piano.<br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/apreslecture.mp3" height="20" type="application/x-shockwave-flash" width="200"> <br> <param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/apreslecture.mp3"></param> <br> </object><br />Un homme affublé d'une longue cape rouge martelait son clavier avec une telle force que ses poignets se brisèrent dans un craquement horrible. Mais les mains continuèrent de jouer frénétiquement, puis elles tombèrent lourdement sur la scène sans s'interrompre, mimant les gammes en tambourinant sur le plancher. Elles progressaient maintenant avec vélocité vers l'enfant, saisi de terreur !</span><br /><br />Le journaliste Gustave Téry secouait énergiquement Gabriel, secondé par la troublante medium, qui agitait sous les narines du jeune homme un flacon de sels. Celui-ci reprit lentement ses esprits, suffisamment enfin pour distinguer la voix de leur hôte et maître de cérémonie, le châtelain Gontrand Le Gac de Lansalut :<br /><< Chers amis, laissez moi vous présenter Eugène Bigot, premier prix d'harmonie au conservatoire de Rennes, dit le châtelain. Malgré son jeune âge, j'avais pleinement confiance en ses dons, et les événements ont prouvé que j'avais raison. Il n'eut aucun mal à reconnaître la mélodie qui hante notre jeune laboureur. >><br /><br />Gabriel aperçut au centre de la pièce, dans le clair-obscur créé par le lustre qui éclairait par intermittences le guéridon, la silhouette d'un garçon frêle et plus jeune que lui.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RolUtdfFmQI/AAAAAAAAAGU/0yB3ADmhV30/s1600-h/Bigot_08_Cons_Rennes_1903_b.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RolUtdfFmQI/AAAAAAAAAGU/0yB3ADmhV30/s400/Bigot_08_Cons_Rennes_1903_b.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5082686794450180354" /></a><br />Ce garçon le fixait intensément, semblant scruter son âme, puis ouvrit un étui à violon, saisit l'instrument, et mis en mouvement l'archet. Une mélodie plaintive, emplie de commisération, enveloppa chaque meuble et chaque être qui se trouvaient dans la pièce exiguë, mais elle semblait s'adresser plus particulièrement à Gabriel, apaisant son âme tourmentée tel un baume purificateur. <br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/RAVEL_tzigane.mp3" height="20" type="application/x-shockwave-flash" width="200"> <br> <param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/RAVEL_tzigane.mp3"></param> <br> </object><br /><br /><span style="font-weight:bold;">Le groupe hétéroclite formé par un journaliste opiniâtre, un aristocrate espiègle, une ensorcelante médium, et un musicien mélancolique parviendra-t-il à unir ses forces pour percer le mystère entourant l'envoûtement du jeune laboureur Gabriel Le Braz ? Vous le saurez en lisant le prochain épisode de RHAPSODIE EN SOURDINE !</span><br /><br /><!--Creative Commons License--><a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><img alt="Creative Commons License" src="http://creativecommons.org/images/public/somerights20.fr.png" border="0" /></a><br />Ce/tte création est mis/e à disposition sous un <a rel="license" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/">contrat Creative Commons</a>.<!--/Creative Commons License--><!-- <rdf:rdf xmlns="http://web.resource.org/cc/" dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#"><br /> <work about=""><br /> <license resource="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><br /> <dc:title>Rhapsodie en sourdine</dc:title><br /> <dc:date>2006</dc:date><br /> <dc:description>Feuilleton publié en HTML et contenant des illustrations sonores.</dc:description><br /> <dc:creator><agent><dc:title>Rodolphe POLLET</dc:title></agent></dc:creator><br /> <dc:rights><agent><dc:title>Rodolphe POLLET</dc:title></agent></dc:rights><br /> <dc:source resource="http://rodclassique.blogspot.com/"><br /> </work><br /> <license about="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/"><permits resource="http://web.resource.org/cc/Reproduction"><permits resource="http://web.resource.org/cc/Distribution"><requires resource="http://web.resource.org/cc/Notice"><requires resource="http://web.resource.org/cc/Attribution"><prohibits resource="http://web.resource.org/cc/CommercialUse"></license></rdf:RDF> -->Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-22210850943560728322007-06-30T23:00:00.000+02:002007-06-30T23:09:48.322+02:00Opéra agnostiqueJe crois bien que c'est la première fois que je parle de <span style="font-weight:bold;">Richard Wagner</span> sur ce blog. Cela peut sembler étrange étant donné l'influence considérable de son oeuvre sur les compositeurs qui lui ont succédé (Schönberg notamment). Je profite donc de la diffusion ce soir sur France Musique de <span style="font-style:italic;">Lohengrin</span> (enregistré à l'opéra Bastille le 5 juin) pour réparer cet oubli. Cet opéra (avec également <span style="font-style:italic;">Tannhäuser)</span> marque un tournant dans l'oeuvre de Wagner avec l'apparition du leitmotiv, motif associé à un personnage ou à une idée et revenant à plusieurs reprises dans la partition.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RoadP9fFmPI/AAAAAAAAAGM/0bPPcyX31ls/s1600-h/Lohengrin07.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RoadP9fFmPI/AAAAAAAAAGM/0bPPcyX31ls/s400/Lohengrin07.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5081922127062735090" /></a><br /><span style="font-style:italic;">Lohengrin</span> s'inspire de la légende du chevalier au cygne, qui appartient au genre de la poésie épique allemande, que le compositeur étudia à Dresde. L'histoire se passe au Xe siècle et raconte la lutte opposant le régent du duché de Brabant, Telramund, et Lohengrin, le champion surnaturel et mystérieux (il s'agit en réalité du fils du chevalier de la Table Ronde Perceval) d'Elsa, héritière contestée du trône parce qu'elle est accusée par la machiavélique femme de Telramund, Ortrud, d'avoir noyé son frère. La victoire de Lohengrin et son mariage avec Elsa (à cette occasion retentit le célèbre choeur nuptial) ne sonnent pas la fin de l'histoire, car Elsa, manipulée par Ortrud, rompt le serment qu'elle lui avait fait de ne poser aucune question sur sa véritable identité.<br /><br />J'incline à penser que l'échec de l'histoire d'amour entre Lohengrin et Elsa symbolise la séparation inéluctable des mondes divin et terrestre : Elsa ne peut supporter la révélation d'une présence divine, et Lohengrin ne peut renoncer à son essence surnaturelle pour accéder au monde des humains. L'interpénétration de ces deux mondes est impossible, ou, en allant plus loin, l'exsitence de Dieu est inconnaissable.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-83558668987023775072007-06-22T10:43:00.000+02:002007-06-22T11:13:50.871+02:00Fête de la Musique : amateurs et professionnels<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RnuRXOBUWaI/AAAAAAAAAF8/JYWph8hLCDw/s1600-h/logo300.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RnuRXOBUWaI/AAAAAAAAAF8/JYWph8hLCDw/s320/logo300.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5078812832877009314" /></a><br />Hier, pour la Fête de la Musique, j'ai pu écouter des musiciens jouer des sonates pour piano. Le matin, sur mon lieu de travail, les interprètes étaient des élèves (confirmés) du cours de piano dispensé par l'association culturelle. L'après-midi, je me retrouvai dans l'auditorium de la <a href="http://www.citedesartsparis.net/">Cité Internationale des Arts</a>, quai de l'Hôtel de Ville à Paris. Cet établissement abrite une Fondation crée en 1957 et en partie subventionnée par la Ville de Paris. Elle accueille des artistes professionnels étrangers pour une durée inférieure à un an. Je n'ai pu assister qu'à <a href="http://perso.orange.fr/citedesarts/Concerts/002007/21-06-07/fete-de-la-musique07.htm">la séance de 21h</a>, où Asami Watanabe (piano) et Tamas Madarasz (violoncelle) interprétaient des sonates de Brahms.<br /><br />Quelle différence entre des amateurs et des professionnels ? Les élèves du cours de piano étaient incontestablement appliqués, et certains montraient même une certaine aisance dans l'exécution de leur morceau. Leur niveau technique était cependant très inférieur à celui des deux résidents de la Cité Internationale des Arts. Mais ce n'est pas sur ce point que je voudrais insister. Ce qui m'a davantage frappé, c'est l'intensité dramatique que l'on pouvait ressentir chez les seconds, la dynamique dans leur exécution, les nuances qui donnaient vie à l'oeuvre choisie. Toutes mes félicitations cependant aux premiers, qui doivent vivre des moments passionnants dans l'apprentissage de la musique !Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-69197833495171998922007-06-19T22:30:00.000+02:002007-06-20T00:03:57.878+02:00Napoli II : Castel NuovoLes congrès de médecins ont ceci d'attrayant que de généreux "mécènes" choient les participants en leur préparant des agapes au sein de lieux splendides. Ainsi, le dîner de gala se déroula dans l'enceinte du <span style="font-style:italic;">Castel Nuovo</span> ou <span style="font-style:italic;">Maschio Angioino</span> (l'homme angevin), château construit au XIIIe siècle sous le règne des Angevins et résidence royale jusqu'au début du XVIe siècle.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RngzuOBUWYI/AAAAAAAAAFs/DTJMru5GsU8/s1600-h/castel.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RngzuOBUWYI/AAAAAAAAAFs/DTJMru5GsU8/s320/castel.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077865448990857602" /></a><br />Et ce soir, je dois dire que je fus ébahi de découvrir la présence d'un orchestre classique au milieu de la cour du château.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rng2heBUWZI/AAAAAAAAAF0/i0AU9Q89XXk/s1600-h/orchestre.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rng2heBUWZI/AAAAAAAAAF0/i0AU9Q89XXk/s400/orchestre.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5077868528482408850" /></a><br />Les airs du bel canto se sont succédé jusqu'à la tombée de la nuit, mais à ma grande honte je n'ai pu les identifier (pourtant certains étaient très connus) ; je ne suis pas féru d'opera italien. Comme vous pourrez l'entendre sur ces extraits, les interprètes étaient sonorisés car le concert était en plein air, et les cordes constituaient la majorité de l'orchestre.<br /><br /><object width="425" height="350"> <param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/UfAnsgXbycA"> </param> <embed src="http://www.youtube.com/v/UfAnsgXbycA" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350"> </embed> </object><br /><br /><object width="425" height="350"> <param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/OwJF-kgD_TQ"> </param> <embed src="http://www.youtube.com/v/OwJF-kgD_TQ" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350"> </embed> </object><br /><br />PS : j'ai fini par retrouver le titre du second extrait ; il s'agit de <span style="font-style:italic;">Nessun Dorma</span> dans le <span style="font-style:italic;">Turandot </span>de Puccini.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-33942443477788329202007-06-16T23:30:00.000+02:002007-06-16T23:34:32.812+02:00Napoli I : Teatro di San CarloComment ne pas profiter d'un séjour à Naples, fût-il professionnel, pour se rendre au Teatro di Carlo, temple de l'opéra en Italie avec la Scala de Milan ?<br /><br />Le théâtre San Carlo est la plus ancienne salle d'opéra encore en activité. Il a été construit en 1737 par le roi bourbon Charles III, à une époque où Naples était la seconde métropole d'Europe après Paris. La salle était alors la plus grande du monde, avec ses 2500 places. En 1816, le théâtre fut complètement détruit par un incendie. Pendant sa reconstruction, achevée dix mois plus tard, l'<span style="font-style:italic;">Otello</span> de Rossini, nommé directeur artistique de San Carlo en 1815, fut donné au théâtre del Fondo. Stendhal assista à sa seconde inauguration, le 12 janvier 1817. Le theâtre ne fut pas totalement à l'abri des bombardements durant la seconde guerre mondiale.<br /><br />J'ai donc eu la chance d'assister le lundi 11 juin à un récital du baryton russe <a href="http://www.hvorostovsky.com/">Dmitri Hvorostovsky</a>. Découvrir ma loge personnelle fut une première surprise.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RnRA8eBUWWI/AAAAAAAAAFc/bC9hocV40OU/s1600-h/loges.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp3.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RnRA8eBUWWI/AAAAAAAAAFc/bC9hocV40OU/s400/loges.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076754087548311906" /></a><br />Une fois installé confortablement sur mon siège, un rapide coup d'oeil dans la salle s'imposait (vingt minutes avant le début de la représentation, la salle était encore presque vide).<br /><object width="425" height="350"> <param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/IyjetXhcakY"> </param> <embed src="http://www.youtube.com/v/IyjetXhcakY" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="350"> </embed> </object><br />Seul un piano trônait sur scène, car Hvorostovsky interpréta des Lieder russes (notamment de Rachmaninov). Il conquit son public lors des rappels en interprétant l'air de la mort de Rodrigue du <span style="font-style:italic;">Don Carlos</span> de Verdi puis un dernier chant russe a capella.<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RnRCGOBUWXI/AAAAAAAAAFk/NpyN5TXqwtc/s1600-h/loge.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RnRCGOBUWXI/AAAAAAAAAFk/NpyN5TXqwtc/s400/loge.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5076755354563664242" /></a>Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-26621022557287499642007-06-09T23:08:00.000+02:002007-06-10T00:49:34.428+02:00Opera for dummiesCe site a initialement été conçu dans un esprit de vulgarisation, c'est pourquoi je signale une initiative intéressante de l'<a href="http://www.operadequebec.qc.ca/francais/demystifier/accueil.htm">Opéra de Québec</a>, qui présente sur son site une approche pédagogique de l'opéra. On y trouve notamment des extraits musicaux présentant les différents types de voix, ainsi que des extraits video des différentes répétitions précédant le spectacle.<br /><br />Je signale au passage que l'opéra célèbre cette année ses 400 ans (!), puisque l'on considère que l'Orféo de Monteverdi, créé en 1607, marque le début du genre.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-38985025948132755682007-06-07T19:47:00.000+02:002007-06-07T20:31:08.669+02:00Une brève histoire de la musique par Fernand BraudelOn ne saurait en quelques lignes raconter utilement la merveilleuse histoire des révolutions techniques et instrumentales de la musique, dont les étapes signalent, en Europe, des âges successifs, chaque fois imposés avec rapidité. Les instruments venus de l'Antiquité, de la flûte à la harpe, ont cheminé de main en main, puis ce fut la généralisation de l'orgue, l'apparition du clavecin, le lancement du violon par les virtuoses italiens surtout (mais l'invention de l'archet actuel, due à un Français, date du XVIIIe siècle seulement), l'apparition du piano, etc.<br />La successions des formes musicales est évidemment liée à ces progrès des instruments. Au Moyen Age, le chant accompagné ou non par l'instrument domine toute la musique. La <span style="font-style:italic;">polyphonie</span> qui se dessine avec le IXe siècle utilise l'orgue dans la partie accompagnatrice basse du chant liturgique. Au XIV et XVe siècle, l'<span style="font-style:italic;">Ars Nova</span> des Florentins est un chant à plusieurs voix, une polyphonie dans laquelle interviennent des instruments, comme autant de voix. Cet << art nouveau >> atteindra sa perfection dans la musique <span style="font-style:italic;">a cappella</span> de Palestrina (1525-1594).<br />Mais la musique vocale va céder la place à la musique instrumentale, particulièrement après les progrès des instruments à archet. C'est l'<span style="font-style:italic;">apparition du concert</span>, de la musique dite << de chambre >>, écrite pour un petit nombre d'instruments (par exemple le quatuor). A l'origine, cette musique de chambre est synonyme de musique profane, de musique de cour, par opposition à la musique d'Eglise. En 1605, Enrico Radesca est << musico di camera >> d'Amédée de Savoie ; en 1627, Carlo Farina << suonatore di violino di camera >>. La musique de chambre est avant tout dialogue : c'est l'art de la conversation. L'Italie est son berceau avec le <span style="font-style:italic;">concerto</span> : des groupes d'intruments dialoguent entre eux, puis un instrument seul donne la réponse à tout l'orchestre (Corelli, 1653-1713, fut le premier à jouer en soliste ; Vivaldi, 1678-1743, fut le maître). L'Allemagne préféra la <span style="font-style:italic;">sonate</span> (deux instruments et parfois un instrument seul). En France, la <span style="font-style:italic;">suite</span> associe de façon très souple plusieurs mouvements de danse.<br />Avec la <span style="font-style:italic;">symphonie</span> apparaîtra enfin la grande musique d'orchestre, une musique de masse par le nombre des instruments et des moyens, par le nombre des auditeurs aussi. Au XVIIIe siècle, avec Stamitz, la forme sonate est déjà traitée en symphonie. Au siècle suivant, à l'époque romantique, la musique évolue dans le sens du renforcement de la masse de l'orchestre, dans le sens aussi d'une exaltation du soliste, de la virtuosité technique (Paganini, Liszt).<br />Il faudrait faire une place particulière à l'opéra italien, né sans doute à Florence avec la fin du XVIe siècle ; à sa progression victorieuse en Italie, en Allemagne, en Europe (Mozart, Haendel, Gluck écrivent d'abord des opéras << italiens >>) ; puis à l'apparition de l'opéra allemand.<br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RmhOv-BUWOI/AAAAAAAAAEc/ySb1TxTU6y0/s1600-h/img-2.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RmhOv-BUWOI/AAAAAAAAAEc/ySb1TxTU6y0/s400/img-2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5073391566242207970" /></a>Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-28295366857485668532007-06-04T20:43:00.000+02:002007-06-04T20:49:14.964+02:00Eléments d'acoustique<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RmRYkd2x8uI/AAAAAAAAAEM/aT6-mWQqHlQ/s1600-h/behler2.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RmRYkd2x8uI/AAAAAAAAAEM/aT6-mWQqHlQ/s400/behler2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5072276463838950114" /></a><br />En écho à mon précédent message, voici quelques éléments d'acoustique.<br /><br />Une caractéristique primordiale est la réverbération, effet résultant des réflexions des ondes sonores sur l'ensemble des parois de la salle avant de parvenir à l'auditeur.<br /><br />Il existe un temps de réverbération optimal résultant d'un compromis entre intelligibilité (temps court) et niveau sonore élevé sur une longue distance (temps long). Ce temps doit de plus être constant avec la fréquence afin d'éviter que la salle ne "colore" les sons (certaines fréquences ne seraient pas entendues avec la même intensité en des points différents).<br /><br />Ce temps est défini par la géométrie et le volume de la salle mais aussi par l'absorption des matériaux. Une salle polyvalente sera d'une qualité moyenne, aussi des panneaux constitués de matériaux différents peuvent être installés en fonction du style de musique. Des corrections peuvent aussi être apportées au moyen de réflecteurs et de déflecteurs.<br /><br />Source : http://p_carre.club.fr/patacou/<br />(incluant une <a href="http://p_carre.club.fr/patacou/animationff.htm">animation pédagogique très spectaculaire</a>)Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-83234896150535399012007-06-03T19:27:00.000+02:002007-06-03T19:54:24.911+02:00Philharmonie de Paris en 2012<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RmLzod2x8sI/AAAAAAAAAD8/uoPyVia6H4s/s1600-h/External+view+gaston+septet.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RmLzod2x8sI/AAAAAAAAAD8/uoPyVia6H4s/s400/External+view+gaston+septet.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5071884006907310786" /></a><br />La nouvelle n'est pas très récente. Le 5 avril 2007, un communiqué annonçait que la construction de <a href="http://www.philharmoniedeparis.fr/accueil.html">la Philharmonie de Paris</a> sera confiée à Jean Nouvel (musée du quai Branly, fondation Cartier, institut du monde arabe). Il sera assisté dans sa tâche par <a href="http://www.marshallday.com/">Marshall Day Acoustics</a>, spécialiste (australien) de l'acoustique. La <a href="http://www.archicool.com/expos/philharmonie/">salle de concert</a>, dont l'ouverture est prévue en 2012, se trouvera dans le Parc de la Villette, non loin de la Cité de la Musique, occupera une surface d'environ 20000 m², contiendra 2400 places, et coûtera environ 200 millions d'euros (45% ministère de la culture et de la communication, 45% Ville de Paris, 10% région Ile-de-France). Point important pour le spectateur, les sièges entoureront la scène (abandon du modèle dit de boîte à chaussures), et la distance au chef d'orchestre n'excédera pas 38 mètres.<br /><br />Interrogé sur son âge (61 ans) et donc le manque d'ouverture du concours à de jeunes architectes, Jean Nouvel répond que l'Opéra Bastille fut un échec en raison de l'inexpérience de son jeune architecte (Carlos Ott, 36 ans) ! Jean Nouvel a de son côté une longue expérience et fut même l'architecte du <a href="http://www.kkl-luzern.ch/navigation/top_nav_items/start.htm?client_locale=en_GB">palais de la culture et des congrès de Lucerne</a> (construit entre 1995 et 2000), dont l'acoustique (étudiée par Russel Johnson) de la salle de concert est considérée comme l'une des meilleures au monde.<br /><br />Le chantier doit ouvrir en septembre 2009.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-37336391887646527012007-05-18T14:59:00.000+02:002007-05-18T17:26:51.150+02:00Herr Kapellmeister Nicolas Sarkozy<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rk2pPd2x8rI/AAAAAAAAAD0/TZIg6G-F4os/s1600-h/sarko.jpeg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rk2pPd2x8rI/AAAAAAAAAD0/TZIg6G-F4os/s320/sarko.jpeg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5065891239039201970" /></a><br />Comme <a href="http://classique.patatefruitee.com/41-nicolas-sarkozy-et-la-musique-classique.html">d'autres</a> avant moi, je me suis demandé si Nicolas Sarkozy avait une opinion sur la musique classique. Et bingo ! je suis tombé sur un entretien donné par plusieurs (ex-)candidats pour le site <a href="http://www.altamusica.com/index.php">altamusica.com</a>. Les réponses du Président français ont parfois de quoi surprendre :<blockquote>Outre ses qualités propres, la musique permet d'enseigner tout autant le plaisir de l'oreille que le sens de l'effort, de la rigueur, de la mesure, le goût de l'esprit d'équipe et du travail collectif.</blockquote> La musique classique développerait donc l'esprit d'entreprise ! Mais pour être tout à fait juste, Nicolas Sarkozy démontre aussi à ses lecteurs qu'il connaît parfaitement son sujet :<blockquote>Même les musiques que certains fonctionnaires de la culture nomment "musiques actuelles", même les groupes de rock les plus contemporains, tirent leurs harmonies du système tonal inventé par Bach et Rameau.</blockquote> Quelle érudition ! Du moins en apparence, puisqu'en réalité le passage du système modal au système tonal s'est fait à la Renaissance. Cela dit, Rameau (avec la publication de son <span style="font-style:italic;">Traité de l’harmonie réduite à ses principes naturels</span>, en 1722) est bien le premier à avoir justifié et clarifié la théorie de l'harmonie tonale (l'organiste Andreas Werckmeister en avait posé les bases dès 1691). Quant à Bach, les quarante-huit <span style="font-style:italic;">Préludes et Fugues</span> de son <span style="font-style:italic;"><a href="http://www.pianomajeur.net/files/notices.pdf">Clavier bien Tempéré</a></span>, qui datent elles aussi de 1722, démontrent magistralement la puissance musicale du tempérament égal (Johann Mattheson avait déjà publié un recueil d'exercices dans les vingt-quatre tonalités en 1719).<br /><br />Je rappelle pour conclure que <a href="http://www.nodula.com/ALBANEL_Christine.html">Christine Albanel</a>, contestée pour sa direction du château de Versailles, vient d'être nommée Ministre de la Culture (et de la Communication).Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-31198401598121758092007-05-13T00:14:00.000+02:002007-05-13T00:22:36.871+02:00Ontologie de la PhotographieDans <span style="font-style:italic;">La chambre claire, Note sur la photographie</span>, Roland Barthes se demande quelle est la nature de la Photographie, son génie propre. Il définit d'abord les notions de <span style="font-style:italic;">studium</span> et de <span style="font-style:italic;">punctum</span>, la première désignant l'intérêt culturel que le <span style="font-style:italic;">spectator</span> peut trouver dans une photographie, et la seconde s'identifiant à un détail né du hasard et qui provoque une meurtissure conférant une vie extérieure à la scène limitée par le cadre ("une sorte de hors-champ subtil").<blockquote>Ayant ainsi distingué dans la Photographie deux thèmes (car en somme les photos que j'aimais étaient construites à la façon d'une sonate classique), je pouvais successivement m'occuper de l'un et de l'autre.</blockquote> Il comprend quelle est l'essence de la Photographie en découvrant une vieille photographie montrant sa mère enfant (Barthes a perdu sa mère deux ans avant l'écriture de ce livre, à la fois théorique et affectif).<blockquote>[...] cette photographie du Jardin d'Hiver était pour moi comme la dernière musique qu'écrivit Schumann avant de sombrer, ce premier <span style="font-style:italic;">Chant de l'Aube</span>, qui s'accorde à la fois à l'être de ma mère et au chagrin que j'ai de sa mort [...]</blockquote>Il en déduit que le génie de la Photographie est de pouvoir fixer un moment doté d'une existence réelle (au contraire des images en mouvement où ce moment disparaît dans une suite continue d'images) ; elle est donc un témoin (mortel) de ce qui a été ; elle peut faire surgir la vérité de la réalité (par hasard ou si le photographe a du talent).<br /><br /><a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RkYyTcFtS1I/AAAAAAAAADs/TW1iKPimXrk/s1600-h/EXP-ROLANDBARTHES.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RkYyTcFtS1I/AAAAAAAAADs/TW1iKPimXrk/s400/EXP-ROLANDBARTHES.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5063790140563737426" /></a><br /><br />Roland Barthes est mort le 25 février 1980 à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, un mois après que la camionnette d'un blanchisseur l'eut fauché dans la rue des Ecoles, à Paris.<br /><br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/SCHUMANN_op133-1.mp3" type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200"><br /><param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/SCHUMANN_op133-1.mp3"><br /></object><br />(<span style="font-style:italic;">Im ruhigen Tempo</span>, 1er chant de l'aube, op. 133, interprété par Maurizio Pollini)Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-32362864488437803222007-05-06T16:10:00.000+02:002007-05-06T16:27:41.635+02:00Anatomie d'un orchestre symphonique - 8<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RcEASl6X4kI/AAAAAAAAAA8/SFxjQlnt6ho/s1600-h/cor.jpg"><img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RcEASl6X4kI/AAAAAAAAAA8/SFxjQlnt6ho/s320/cor.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5026298978536776258" /></a><br />On associe souvent le son du cor à des parties de chasse. C'est un tort, comme le souligne Berlioz :<blockquote>J’ai dit que le cor était un instrument noble et mélancolique, malgré ces joyeuses fanfares de chasse qu’on cite si souvent. En effet, la gaité de ces airs résulte plutôt de la mélodie elle-même que du timbre des cors; les fanfares de chasse ne sont vraiment joyeuses que si elles sont jouées sur des trompes, instrument peu musical, dont le son strident, tout en dehors, ne ressemble point à la voix chaste et réservée des cors [Berlioz, Traité d'instrumentation, 1855].</blockquote>Pour donner un example de cette mélancolie que sait admirablement susciter le cor, comparons deux interprétations du fameux thème issu de la troisième symphonie de <span style="font-weight:bold;">Brahms</span> : celle du Wiener Philharmoniker dirigé par Karl Böhm et celle du Southwest German Radio Symphony Orchestra dirigé par Jascha Horenstein :<br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/BRAHMS_boehm_cor.mp3" type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200"><br /><param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/BRAHMS_boehm_cor.mp3"><br /></object><br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/BRAHMS_horenstein_cor.mp3" type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200"><br /><param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/BRAHMS_horenstein_cor.mp3"><br /></object><br />Dans la seconde, la plus lente, le son du cor me semble plus grave, preque étouffé, tandis que le timbre paraît plus brillant et le son plus fort dans la première.<br /><br />Dans la même série : <a href="http://rodclassique.blogspot.com/2006/05/anatomie-dun-orchestre-symphonique-1.html">le chef d'orchestre</a>, <a href="http://rodclassique.blogspot.com/2006/05/anatomie-dun-orchestre-symphonique-2.html">le violon</a>, <a href="http://rodclassique.blogspot.com/2006/06/anatomie-dun-orchestre-symphonique-3.html">l'alto</a>, <a href="http://rodclassique.blogspot.com/2006/07/anatomie-dun-orchestre-symphonique-4.html">la contrebasse et le violoncelle</a>, <a href="http://rodclassique.blogspot.com/2006/11/anatomie-dun-orchestre-symphonique-5.html">la harpe</a>, le <a href="http://rodclassique.blogspot.com/2007/01/anatomie-dun-orchestre-symphonique-6.html">hautbois</a>, et le <a href="http://rodclassique.blogspot.com/2007/01/anatomie-dun-orchestre-symphonique-7.html">cor anglais</a>.Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-58683426392530820722007-04-17T08:59:00.000+02:002007-04-17T09:49:25.652+02:00Balzac et Beethoven<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RiR7fnW-eXI/AAAAAAAAADU/1D0W5wL_v9g/s1600-h/talisman-2.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp2.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RiR7fnW-eXI/AAAAAAAAADU/1D0W5wL_v9g/s320/talisman-2.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5054300464888052082" /></a><br />Nés à près de trente ans d'écart, Balzac et Beethoven ont donné naissance à des oeuvres dont certaines proximités méritaient bien qu'un spectacle de théâtre les réunît sur scène. C'est désormais chose faite, puisque Françoise Petit adapte et met en scène <a href="http://www.theatremadeleine.com/spectacles/talisman.html">Le Talisman au théâtre de la Madeleine à Paris</a>, spectacle où alternent des morceaux choisis de Balzac dits par l'acteur Jean-François Balmer et des oeuvres de Beethoven interprétées par le quatuor Ludwig. Parfois, texte et musique s'entremêlent, comme pour l'extrait du Père Goriot où l'écrivain dépeint la fameuse pension Vauquer animé par le quatuor opus 18 no 1.<br /><br />En résumé, j'ai pris beaucoup de <span style="font-style:italic;">plaisir</span> à assister à ce spectacle, que je recommande chaudement. Courez-y !Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-16003170030848638082007-04-02T19:16:00.000+02:002007-04-02T19:20:30.324+02:00Tu quoque me fili<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rg6js6q2VOI/AAAAAAAAADM/HbprrYNBboU/s1600-h/lrg_303a.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp1.blogger.com/_2OjOjSMId1o/Rg6js6q2VOI/AAAAAAAAADM/HbprrYNBboU/s320/lrg_303a.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5048152224387454178" /></a><br />Ce vendredi 30 mars, j'ai pu assister à l'opéra de <span style="font-weight:bold;">Mozart</span> <span style="font-style:italic;">La clémence de Titus</span> au théâtre des Champs Elysées. Jean-Claude Malgoire dirigeait l'orchestre qu'il a fondé il y a quarante ans, la Grande Ecurie et la Chambre du Roy, deux ensembles désignant respectivement au temps de François Ier "ceux qui font grande noise" (les trompettes et tambours) et "ceux doux à ouïr" (les hautbois et violons).<br /><br />L'argument de cet opera peut se résumer ainsi. L'empereur Titus, trahi par ses proches, fait finalement preuve de clémence en décidant d'oublier le complot ourdi contre lui. Créé en 1791, c'est donc un livret glorifiant la monarchie, profondémment anti-révolutionnaire.<br /><br />Le public, tout comme moi, a particulièrement apprécié l'intervention virtuose de Lorenzo Coppola à la clarinette puis au cor de basset. A deux reprises, celui-ci s'est en effet avancé devant l'orchestre pour un duo avec une chanteuse.<br /><br />Il y avait d'ailleurs quatre chanteuses, dont deux qui jouaient le rôle d'hommes. C'est d'ailleurs l'une d'entre elle, Delphine Gillot (voir photo), qui m'a charmé par la maîtrise, la chaleur et la puissance de sa voix (pourtant soprano).Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-24789245.post-65775001862776150452007-03-21T18:50:00.000+01:002007-03-21T20:38:11.766+01:00Aquavit, fjords, et drakkars - 1<a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RgAh4fZpUkI/AAAAAAAAADA/4jjXihTi4Ds/s1600-h/fr_incoming_home.jpg"><img style="float:right; margin:0 0 10px 10px;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://bp0.blogger.com/_2OjOjSMId1o/RgAh4fZpUkI/AAAAAAAAADA/4jjXihTi4Ds/s320/fr_incoming_home.jpg" border="0" alt=""id="BLOGGER_PHOTO_ID_5044068837040411202" /></a><br />Certains compositeurs ont des styles fortement inspirés du folklore de leur pays (voir mes précédents posts sur les écoles russes et tchèques). Explorons (superficiellement) les pays nordiques que sont la Norvège, le Danemark et la Finlande en commençant par <span style="font-weight:bold;">Edvard Grieg (1843-1907)</span>.<br /><br />Son style n'est pas très éloigné de celui de Schumann, dont il s'est inspiré pour composer son célèbre <span style="font-style:italic;">concerto pour piano en la mineur op. 16</span>.<br /><br />J'apprécie tout particulièrement cet extrait tiré du 3e mouvement , interprété par le Bergen Philharmonic Orchestra dirigé par Ole Kristian Ruud avec au piano Noriko Ogawa.<br /><object data="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/GRIEG_concerto.mp3" type="application/x-shockwave-flash" height="20" width="200"><br /><param name="movie" value="http://rodpollet.club.fr/MP3s/dewplayer.swf?mp3=http://rodpollet.club.fr/MP3s/GRIEG_concerto.mp3"><br /></object>Rodolphehttp://www.blogger.com/profile/18165561958811786673noreply@blogger.com