
Certains compositeurs ont des styles fortement inspirés du folklore de leur pays (voir mes précédents posts sur les écoles russes et tchèques). Explorons (superficiellement) les pays nordiques que sont la Norvège, le Danemark et la Finlande en commençant par Edvard Grieg (1843-1907).
Son style n'est pas très éloigné de celui de Schumann, dont il s'est inspiré pour composer son célèbre concerto pour piano en la mineur op. 16.
J'apprécie tout particulièrement cet extrait tiré du 3e mouvement , interprété par le Bergen Philharmonic Orchestra dirigé par Ole Kristian Ruud avec au piano Noriko Ogawa.
21 mars 2007
Aquavit, fjords, et drakkars - 1
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Musique scandinave
15 mars 2007
For Whom the Bell Tolls

Imaginez-vous encerclé par des monstres grotesques venus assister à vos funérailles. La nuit est tombée. Vous tressaillez quand retentit le glas funèbre.
Quel son entendez-vous ?
Réponse A
Réponse B
Réponse C
Le dernier son ressemble plus au carillon d'une horloge qu'aux cloches de l'enfer, ne trouvez-vous pas ? Le premier son me semble plus effrayant, même si les pâturages ne sont pas loin ...
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Période romantique
05 mars 2007
De notre envoyée spéciale à la Maison de la Radio
Pour la première fois (mais peut-être pas la dernière), je cède la place à Isabelle, qui va nous parler de musique contemporaine.
«Présences 2007», la 17e édition du festival de création musicale de
Radio-France s'achève ce week-end, après 4 semaines de concerts. J'ai
assisté à celui du 1er mars, dans la salle Olivier Messiaen de la Maison
de Radio-France. C'était ma première véritable rencontre avec la musique
contemporaine, et je vous livre ici mes impressions de néophyte.
La première oeuvre interprétée, «the origin of the harp op.13», a été
composée par Thomas Adès, jeune prodige de 36 ans, et invité d'honneur de
ce festival.
Elle est tirée d'une légende celtique, dans laquelle une
nymphe amoureuse d'un mortel et désirant le rejoindre sur la terre est
transformée en harpe par des dieux pris de pitié... Ce premier contact
avec la musique contemporaine a été un peu désagréable, il faut bien
l'avouer. J'ai eu un peu l'impression d'écouter la bande originale d'un
thriller dans lequel l'assassin, un poignard dans la main, guettait sa
victime dans la salle de bain. Je peux cependant vous rapporter deux
anecdotes amusantes. Vers le milieu de ce court morceau de 9 minutes, la
percussionniste a quitté son poste et s'est dirigée vers le piano avec ses
baguettes. Elle les a d'abord fait glisser sur les touches puis s'en est
servi pour frapper les cordes à l'intérieur du piano. Un peu plus tard, un
bruit de sable qui s'écoule est venu troubler notre écoute. Je n'étais pas
la seule à tourner la tête en tout sens pour trouver son origine. C'était
une des violoncellistes qui avait troqué son instrument contre un baton de
pluie! Je suppose que cela symbolisait la nymphe sortant de l'eau. Nous
n'avons pas entendu la harpe...
J'ai préféré de beaucoup les deux oeuvres de Pascal Zavaro, en particulier
«three studies for a crucifixion» (inspirée d'un tableau de Bacon du même
nom).
Si son concerto pour violoncelle n'arrive qu'en 2e position c'est à
cause des sons trop aigus à mon goût émis de temps à autre par un des
clarinettistes (ou flûtistes). Mais j'ai apprécié la virtuosité du
violoncelliste, Henri Demarquette, et la façon dont Fayçal Karoui a dirigé
cette oeuvre, un peu comme s'il prenait possession de l'orchestre.
L'écoute des «poèmes rimbaldiens», pour baryton et orchestre, de Patrick
Chaynes, ne fut pas chose facile. Il s'agit d'une mise en musique d'un
assemblage libre de phrases clés d'«Une saison en enfer», d'Arthur
Rimbaud. Il fallait mieux avoir lu le programme avant la représentation,
afin de ne pas se fatiguer à essayer de suivre le fil du texte. Le
chanteur exprimait parfaitement les sentiments d'hallucination et
d'angoisse véhiculés par le poème, heureusement qu'il y avait quelques
plages consacrées à la rêverie et l'espoir...
En conclusion, lorsqu'on écoute de la musique contemporaine, il faut
accepter d'avoir les oreilles bousculées avant, peut-être, de pouvoir
l'apprécier...
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